
Pour le défense des animaux et de la Nature ! |
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ptite génie Louve Bêta

Inscrit le : 28 Jan 2005 Messages : 235 Animal favori : les loups
| Sujet: Les loups en france Dim 1 Mai - 15:49 | |
| Le conseil d'état a rejeté la demande de quatre assiciation écologistes d'annuler un arrêté interministériel autorisant l'abattage des loups en 2004 dans les trois départements des Alpes du Sud. Elles contestaient la décision du gouvernement d'abattre 10% de l'effectif estimé, au motif que cela comprométait la viabilité de l'espèce. Le Conseil d'Etat a jugé que les associations n'avaient pas été en mesure de prouver que l'accroissement naturel de la population de loups était inférieur aux 20% avancés par le gouvernement, et que le tir de 10% de la population estimée menaçait la survie de l'espèce. Deux loups ont effectivement été abattus en octobre.
(source : La provence, jeudi 28 avril 2005)
Ils oublient quand même que tuer un loup c'est ôter une vie et je ne trouve pas de mots pour exprimer ce que je ressens quand je vois leur chipotage sur des pourcentages. Que pourrions nous faire pour sauvegarder les loups en france? |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Lun 2 Mai - 12:51 | |
| J'ai aussi entendu parler d'une battue. L'enclos d'une meute de 7 loups a été ouvert par mauvaise intention. Trois ont été abattus car il se trouvaient proche d'une résidence, trois ont été sédatés et un est rentré tout seul. Il avaient été receuillis par une petite association qui s'occupe de chevaux suite à un coup de tête d'un particulier qui n'en voulais plus et qui les nourissait aux croquettes  |
|  | | Crocblanc21 Loup bêta

 Age : 100 Inscrit le : 19 Avr 2005 Messages : 170 Animal favori : Canis lupus
| Sujet: Re: Les loups en france Lun 2 Mai - 13:09 | |
| Décidément, y en a qui ont juste ca a faire du mal au bêtes!  _________________ L’homme est un animal terriblement meurtrier, rien ne peut si comparer. |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Lun 2 Mai - 13:24 | |
| | C'est surtout que ça fait genre d'avoir un animal sauvage dans son jardin |
|  | | ptite génie Louve Bêta

Inscrit le : 28 Jan 2005 Messages : 235 Animal favori : les loups
| Sujet: Re: Les loups en france Mer 22 Juin - 20:45 | |
| Le loup en France: la controverse sur les mesures de riposte bat son plein
2005-06-09
PARIS (AFP)
Pouvoirs publics et écologistes s'opposent sur les mesures à prendre face aux attaques de loups contre les troupeaux, de plus en plus fréquentes en France ces derniers années.
La controverse a ressurgi mercredi, dans une audience publique du conseil d'Etat, qui décidera "d'ici la fin de la semaine" de l'opportunité de suspendre un arrêté interministériel du 19 mai dernier autorisant le tir d'un loup dans l'Isère.
Le loup est un animal protégé par la directive Habitats de 1992 et la réglementation française d'application de cette législation européenne. Mais depuis que le prédateur a franchi la frontière franco-italienne pour s'installer dans les Alpes françaises en 1992, les dégâts aux élevages augmentent et la facture d'indemnisation aussi.
Selon les statistiques officielles, 620 attaques de loups ont été enregistrées en 2004 contre 518 en 2003, l'indemnisation visant 2.560 brebis contre 2.227 un an plus tôt.
Pour les écologistes, les mesures de protection (parquage nocturne, clôtures, gardiennage, chiens patou) freinent les attaques et les tirs du loup ne peuvent être autorisés qu'en dernier recours. Seulement un quart à un tiers des éleveurs ont pris ces mesures.
A quoi éleveurs et pouvoirs publics répondent que la protection est souvent impossible à mettre en oeuvre sur le terrain.
La controverse sur le loup a fait rage l'an dernier avec l'autorisation donnée par le gouvernement d'abattre quatre loups en 2004 et l'adoption d'un Plan d'action prévoyant des quotas de tirs annuels jusqu'en 2008. Elle concerne la portée des dérogations prévues par la législation européenne et française selon lesquelles un tir de loup est possible, lorsque les dégâts aux élevages sont "importants", qu'"il n'existe pas d'autre solution satisfaisante" et que l'état de conservation de l'espèce est "favorable".
L'animal concerné par la prochaine ordonnance du conseil d'Etat est soupçonné d'avoir provoqué la mort de cinq génisses et d'un veau dans cinq attaques nocturnes entre le 3 et le 19 mai, dans une zone de plaine proche du massif de la Chartreuse où il n'était jamais descendu jusqu'alors.
Selon le gouvernement, l'arrêté n'entre pas dans le cadre du Plan d'action loup. Il est destiné à faire face, en urgence, à "une situation toute nouvelle" dans laquelle le prédateur colonise une zone cultivée et habitée et s'attaque à des bovins, alors qu'il opte le plus souvent pour les brebis. Le loup de l'Isère a tué "autant de bovins en 15 jours qu'en 2004" dans l'ensemble de son aire de répartition, a fait valoir le représentant du ministère de l'Ecologie, Jacques Wintergerst.
La mort de six bovins est loin de constituer des dommages "importants" au sens de la législation communautaire, a contre-attaqué l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) qui demande la suspension de l'arrêté.
La bataille est aussi une querelle de chiffres sur les effectifs de loups. Selon le gouvernement, la population du prédateur, en forte expansion depuis trois ans, pourrait atteindre une centaine de têtes, dont une bonne quarantaine dans 16 zones de présence permanente.
"Le problème, c'est qu'il n'y a que sept de ces zones où la reproduction est avérée", répliquent les écologistes. "Il est donc tout sauf certain que l'état de conservation de l'espèce soit favorable". |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Ven 9 Sep - 9:59 | |
| UN LOUP SUSPECTER D'AVOIR TUÉ TREIZE JEUNES BOVINS ABATTU EN FRANCE.
Grenoble,France(AFP) Un loup suspecté d'avoir tué 13 jeunse bovins depuis mai en Isère,d ans le sud-est de la Frances a été abattu hier a annoncé un responsable des autorités locales, Yves Tacker. C'est un gros mâle de 35 kilos qui a été tiré sur la commune de Saint-Sulpice des Rivoires, a-t-il expliqué. Trois agents de l'office National de la chasse et de la faune sauvage(ONCFS) étaient à l'affut près d'un parc ou passaient des bovins. Le loup ayant attaqué le troupeau la veille, sans toutefois tuer de bête. L'animal,qui se déplacait dans la région depuis quatre mois,a été abbatu alors qu'il s'apprêtait à passer une nouvelle fois à l'action. |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Ven 9 Sep - 10:00 | |
| Quelques chiffres
1) 1000 moutons victimes du loup par an sur 10 millions de moutons en France, cela représente 0,01% du cheptel national.
2) Plusieurs millions de moutons vont à l'abattoir chaque année pour nourrir l'homme. Le loup ignore bien sûr le concept de "propriété" que certains aimeraient revendiquer.
3) Le budget consacré à l'indemnis0ation des dégâts causés par le loup, aux subventions pour que les éleveurs se munissent de moyens de protection et à la recherche sur le loup coûte à chaque citoyen français 0,06 € par an. Dans le même temps, les subventions à l'agriculture française s'élèvent chaque année à 11 milliards d'euros, soit 188 € par citoyen.
4) 200 000 moutons environ sont tués par des chiens chaque année, selon des chiffres de France Nature Environnement (FNE : observatoire du Ministère de l'environnement).
5) A peu près 200 000 également (FNE) succombent de maladies. Le plus souvent : la brucellose ovine, la fièvre aphteuse ou autres "incidents" sanitaires.
6) Plusieurs centaines de milliers (FNE) périssent encore, chaque année, dans des dérochements (chute massive derrière une barre rocheuse d'un troupeau ou d'une partie laissée sans surveillance).
7) 90% des attaques (selon un "rapport sur le loup en France en 2003" de la WWF, le "Groupe Loups France" et la "SPA") surviennent sur des troupeaux laissés sans aucune présence humaine ou de chiens.
(source : http://www.reportage.loup.org/html/elevage/degats.html ) |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mer 18 Jan - 17:14 | |
| Alpes : un loup capturé et équipé d’un collier émetteur lundi 21 novembre 2005

Le 25 octobre 2005, un jeune loup mâle né au printemps a été capturé par une équipe de recherche du Progetto Lupo Piemonte de la province de Cunéo (Piémont) et équipé d’un collier émetteur avant d’être relâché. En bonne santé et pesant 24 kilos, ce loup appartient à la population des Alpes Liguriennes et Martimes, évoluant sur un territoire de 200 km² à cheval entre la France et l’Italie. Il est nommé M18 puisque c’est le 18ème loup mâle à être équipé d’un collier émetteur en Italie depuis les années 1970.
Son collier émetteur permet à l’équipe de recherche de suivre constamment ses déplacements et ses activités ; il permettra également d’étudier la prédation du loup sur les ongulés sauvages et d’évaluer l’efficacité des moyens de prévention des troupeaux domestiques pendant la période d’été afin de les améliorer
Après moins d’un mois de suivi, M18 a été retrouvé mort le 22 novembre 2005. Lors de son suivi, il a traversé plusieurs vallées et a visité le versant français du col de Tende (Sources : Bulletin du Réseau loup Quoi de Neuf n° 14, décembre 2005).
Le 26 mai 2004, une louve avait été capturée dans la même région mais était morte peu de temps après. La brève période de monitoring avait toutefois fourni d’importantes informations et avait notamment indiqué un taux de mortalité élevé chez les loups de cette zone. |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mer 18 Jan - 17:15 | |
| L’ASPAS accuse l’Etat français de braconnage mardi 13 décembre 2005, l’ASPAS
La Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Nelly Olin, avait autorisé pour l’année 2005, le tir de six loups. Sur les sept arrêtés de tirs de loups adoptés dans neuf départements de l’arc alpin, cinq se sont révélés illégaux et ont été suspendus par les tribunaux grâce au travail efficace de l’ASPAS. Néanmoins, deux loups ont été abattus.
Une fois de plus, l’Etat français se considère au-dessus des lois et incarne parfaitement le rôle du plus grand braconnier de loups en Europe ! Le premier loup a été tué en Savoie, par un éleveur ne disposant d’aucune autorisation officielle. L’ASPAS a immédiatement porté plainte pour destruction d’espèce protégée, l’accusé sera prochainement jugé. Ce tir illégal de loup a heureusement été décompté des six tirs autorisés pour 2005. Un second loup a été officiellement mis à mort en Isère en septembre dernier. Cette fois-ci, l’Etat avait autorisé ce tir en négligeant délibérément les préconisations de la Directive Habitat. Cette directive européenne requiert en effet la mise en place de solutions prévues par la réglementation et par le plan Loup (clôture, gardiennage, chiens de protection) avant toute décision de tir. Combinées simultanément, ces solutions se sont avérées efficaces et permettent aujourd’hui d’envisager une cohabitation intelligente entre les loups et les éleveurs.
Preuve de la " confiance " que l’on doit concéder aux décisions politiques, cinq arrêtés sur sept se sont révélés officiellement illégaux et ont été suspendus. La France est le seul pays européen à autoriser délibérément le tir d’une espèce qu’elle a elle-même classé comme protégée et qui est également protégée au niveau européen.
Outre ces loups " officiellement " abattus, deux autres sont morts dans l’ombre. Cette fois-ci, les deux victimes n’ont évidemment pas été décomptées des objectifs nationaux. Ces quatre loups morts en 2005 s’ajoutent aux deux autres tués sur notre territoire en 2004. Alors quand l’ONCFS annonce que la population moyenne de loups n’est que de 43 individus (ONCFS - suivi hivernal 2004/2005), nous sommes en droit d’affirmer que la survie du loup est actuellement fragile et que son abattage abusif met chaque jour l’espèce en péril.
Le comportement irresponsable de la France face au " dossier loup " révèle, encore une fois, le désintérêt de notre pays envers la Nature et la biodiversité, et l’ASPAS n’est pas la seule à s’en rendre compte. En janvier 2005, une procédure en manquement a été engagée contre la France par la Commission européenne suite à la plainte que l’ASPAS et d’autres associations de protection de la nature, avaient déposée le 4 août 2004. L’ASPAS avait en effet porté plainte contre la France pour manquement à ses engagements communautaires. Ces illégalités seront-elles enfin condamnées par l’Europe ?
(source : loup.org) |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mer 18 Jan - 17:16 | |
| | Le loup a tué 3.655 bêtes, dont 50 bovins, dans les Alpes françaises en 2005 au lieu de 2.785 bêtes dont 10 bovins en 2004, affirme la FDSEA de l’Isère |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Lun 5 Juin - 13:09 | |
| Protocole de tir du loup 2006-2007
Arrêté du 24 mai 2006 autorisant les opérations d’effarouchement, de tirs de défense et de prélèvement sur les animaux de l’espèce Canis lupus pour la période 2006-2007
Arrêté du 24 mai 2006 autorisant les opérations d’effarouchement, de tirs de défense et de prélèvement sur les animaux de l’espèce Canis lupus pour la période 2006-2007: Cliquez ici
Tuer six loups, pourquoi faire ?
Le gouvernement vient d’autoriser le tir de six loups en 2006. Un « protocole » particulièrement complexe, publié au Journal Officiel du 1er juin, en fixe les modalités. Gageons qu’il ne suscitera que des critiques !
Ferus estime qu’avec une centaine d’individus présents en France (à plus ou moins 30% près) le loup (espèce protégée) est encore très fragile. Dans bien des cas, les « zones de présence permanente » mentionnées par le protocole n’abritent que deux animaux...En tuer un revient à éliminer le loup de tout un massif.
Ferus, l’association nationale qui protège les loups, les ours et les lynx, ne s’oppose pas, au terme d’un récent débat en assemblée générale, à quelques tirs ponctuels de défense des troupeaux sous strictes conditions : quand le nombre de loups est assez élevé, et quand toutes les mesures de prévention des attaques et d’effarouchement ont été mises en place et ont échoué.
En aucun cas ces tirs de défense ne doivent mettre en péril la bonne santé de l’espèce ni empêcher son installation dans de nouveaux habitats favorables.
On peut se résigner à quelques tirs légaux. Leur justification ne doit pas être la « régulation de l’espèce » (objectif inepte s’agissant du loup qui adapte ses effectifs au potentiel de proies sauvages disponibles en hiver), mais d’une part, de ne pas laisser aux éleveurs un profond sentiment d’impuissance si les attaques continuent alors qu’ils protègent bien leurs troupeaux et d’autre part, d’apprendre au loup que les moutons sont une proie « à risque ». Mais il faut que ces tirs remplacent le braconnage. C’est pourquoi Ferus dénonce l’absence, dans le protocole, d’une disposition qui déduirait automatiquement les loups tués illégalement du total autorisé.
Par ailleurs Ferus n’admet pas la notion de troupeau « impossible à protéger », porte ouverte à tous les abus. Dans le futur on verra les loups venir se faire tuer les uns après les autres près de tels troupeaux.
Ferus rappelle que depuis des années il réclame que les indemnisations des brebis tuées par les loups soient progressivement supprimées aux éleveurs qui refusent de protéger leurs troupeaux, notamment par les moyens financés sur fonds publics. Lorsque tous les troupeaux d’une zone sont correctement protégés, on s’aperçoit que les dégâts dus au loup chutent considérablement et que la cohabitation loup/élevage est possible, comme ailleurs dans le monde.
Mais le protocole comporte malgré tout des éléments positifs : le tir sans autre motif que de « faire du chiffre » et le tir en hiver ne sont plus possibles, puisque même les tirs dits de prélèvement ne sont autorisés que « près des troupeaux ». Et les tirs ne concernent pas les zones de colonisation avérées du loup, Pyrénées Orientales et depuis peu Massif Central. Ferus veillera à ce que ces acquis (dus pour partie à sa force de persuasion) ne soient pas remis en cause.
Protocole de tir du loup : Coexistence ou régulation, il faut choisir !
Le nouveau protocole de tir, publié ce jour au Journal officiel et applicable dès cet été, ouvre clairement la voie à une régulation du loup en ne discriminant pas les tirs autorisés sur les troupeaux utilisant la prévention de ceux qui ne sont pas protégés et en abaissant le seuil de déclenchement des tirs à deux attaques avec une seule brebis tuée.
Au lieu de privilégier une logique de coexistence entre le prédateur et les activités humaines (c’est-à-dire protéger les troupeaux partout et tirer ponctuellement quand il n’est pas possible de faire autrement), pourtant seule voie d’avenir, le gouvernement s’engage dans une logique de régulation de l’espèce.
France Nature Environnement constate en outre que la latitude accordée aux préfets aboutira inévitablement à de très fortes pressions locales pour des tirs dans des conditions inacceptables.
Ce positionnement gouvernemental ne permettra pas d’entraîner l’ensemble de la profession agricole dans la nécessaire utilisation des moyens de prévention. Pourtant, le bon sens et le courage politique auraient voulu, qu’enfin, les indemnisations - et, à plus forte raison, les tirs - soient conditionnés à la mise en place de la protection des troupeaux. Cela aurait évité que des sommes très importantes soient versées à fonds perdus, depuis plusieurs années, à quelques éleveurs qui ignorent ce que prévention veut dire (par exemple, plusieurs dizaines de milliers d’euros versés en 2005 à un seul éleveur du Mercantour) et ce au détriment des éleveurs qui mettent en oeuvre des mesures de protection.
Dès lors, nous sommes fort éloignés de ce que prévoient nos obligations internationales, à savoir que les tirs de loups ne soient possibles qu’à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les dommages aux troupeaux soient importants. Ce protocole n’exprime pas une volonté claire en matière de gestion de la présence du loup et de la facilitation de la coexistence entre le prédateur et les activités humaines ; non seulement, il n’incite pas à s’engager sur la voie à suivre pour parvenir à cette co-existence mais il encourage même la catégorie d’éleveurs qui, réclamant sans trêve l’éradication du loup, refuse la mise en place de moyens de protection.
C’est pourquoi, en l’état de ce protocole, FNE ne peut qu’exprimer un désaccord de fond, envisager un recours devant le Conseil d’Etat et demander que l’Etat s’engage dans une voie plus courageuse, et plus réaliste : en accroissant les moyens dévolus aux mesures de protection, et en adoptant l’attitude adéquate pour que les éleveurs s’engagent résolument dans cette voie.
Contact(s) Presse : Jean-David ABEL : 06 77 04 23 30 Mission Loup FNE : 04 92 73 49 54 ou 03 88 32 91 14 Service communication : 01 45 87 96 09 |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mar 6 Juin - 11:55 | |
| À l'heure où, le ministère de l'Ecologie s'engage, malgré les oppositions, à maintenir la réintroduction des 3 derniers ours slovènes pour préserver la biodiversité française, Mme Olin annonce aujourd'hui sa décision d'autoriser l'abattage de 6 loups, espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive Habitat. L'ASPAS dénonce cette mesure inutile qui ne fera qu'endommager une population de loups loin d'être stable et qui ne résoudra pas les problèmes des éleveurs.
Outre le nombre de loups à tuer dans l'année, le "Plan loup" définit le protocole d'intervention qui devra être suivi afin de "gérer" la population française de loups. Car pour tuer une espèce protégée, la directive européenne Habitat impose de suivre une procédure dérogatoire extrêmement rigoureuse laquelle est complètement galvaudée avec ce protocole.
Ce protocole autorise l'ONCFS à effectuer des tirs de prélèvement mortels dans le cas de troupeaux soi-disant "non protégeables" et laissés sans surveillance. Cette mesure est d'autant plus inquiétante que seul le Préfet, autorité locale soumise à l'influence du lobbying permanent des éleveurs et chasseurs, sera en mesure de qualifier un cheptel de "protégeable" ou non (notion très floue) et d'autoriser ces tirs "pour prévenir des dommages aux troupeaux".
Dorénavant, le loup pourra également être abattu dans les zones de faible présence, là où quelques individus viennent en éclaireur sans qu'aucune meute ne soit installée. Là encore, cette décision dépendra de la simple appréciation du Préfet. L'objectif de l'Etat est clair : circonscrire le loup dans ses zones actuelles de présence et empêcher toute extension de son territoire.
Enfin, les tirs d'effarouchement censés précéder les tirs létaux, pourront s'effectuer sans demande préalable au Préfet, autant dire que l'Etat laisse consciemment libre cours aux dérapages des éleveurs. L'année dernière, les événements avaient pourtant montré que le fait de laisser les éleveurs régler eux-mêmes leurs comptes avec Canis lupus pouvait entraîner de graves dérapages, totalement illégaux et pourtant restés impunis. (Denis Duperier, éleveur savoyard, a ainsi été relaxé après avoir tué un loup en juillet 2005, jugement dont l'ASPAS a fait appel).
Ce protocole alarmant marque clairement le manque de cohérence du gouvernement. Que penser d'un Etat qui investit une énergie considérable pour à la fois sauver les ours et tuer les loups ? L'ASPAS rappelle que les populations de loups ne sont pas stables en France, et que l'Etat se doit de protéger chaque loup. Ces décisions de tirs ne sont qu'un placebo censé calmer la colère d'une profession en péril. Mais ce Plan Loup aussi draconien soit-il n'apaisera jamais les éleveurs car le loup n'est pas une menace pour eux mais une contrainte.
Aussi, l'ASPAS demande le retrait immédiat de ce Plan Loup aux Ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. Si ce protocole est maintenu, l'ASPAS concentrera ses efforts afin d'annuler chaque arrêté de tir de loup. L'année dernière, sur les huit arrêtés pris, six se sont avérés illégaux et ont été annulés par les tribunaux grâce à la détermination de l'ASPAS et de la SPA.
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|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mar 13 Juin - 19:30 | |
| Un loup dans le Vaucluse ? mardi 13 juin 2006
La Provence, dans son édition du 11 juin 2006, relate le coup de téléphone qu’un chasseur a donné le 9 juin aux pompiers après qu’il ait vu un animal qu’il lui a semblé être un loup, en bord de route, sur la commune de Sérignan-du-Comtat. Les pompiers et les gendarmes se sont alors rendus sur place mais aucun animal n’a été vu. Toutefois, des empreintes fraîches ont été relevées dans le lit de la rivière. Des empreintes qui peuvent appartenir autant à un loup qu’à un grand chien.
Dans la nuit, bien après la fin des recherches, un automobiliste a lui aussi croisé sur la RN7 un animal qu’il a identifié comme un loup : "un museau fin et une silhouette efflanquée qui n’était pas celle d’un chien" a t-il dit.
Si la présence de l’espèce Canis lupus n’est pas improbable dans le Vaucluse, il faudra avoir des preuves génétiques avant d’affirmer que l’animal était bien un loup. |
|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mer 28 Juin - 12:29 | |
| Loup : pas de tirs loin des troupeaux
FERUS participe au groupe national loup et à certains des groupes départementaux. Suite à la dernière réunion du groupe départemental des Alpes-Martimes, FERUS a adressé ce courrier au préfet pour exprimer son désaccord quant à un des points essentiels du protocole 2006 permettant le tir de 6 loups maximum. FERUS ne manquera pas également d’en faire part lors du prochain groupe national loup.
| Citation: | 27 juin 2006
Monsieur le Préfet,
Suite à la réunion récente du groupe départemental loup du 06 et à mon intervention concernant les éventuels tirs de prélèvement, je vous confirme par la présente les propos que j’ai tenus au nom de FERUS à ce sujet.
Le protocole prévoit que, en cas de prélèvement, « le préfet peut organiser des tirs de prélèvement A PROXIMITE des troupeaux attaqués ». La définition du mot proximité est : « voisinage immédiat, près de ... ». Il n’est donc pas question, à notre sens, que cela soit, comme il m’a été répondu, « dans la zone d’alpage », ce qui, vous en conviendrez, est bien moins restrictif.
Une des avancées majeures du protocole 2006 étant, à notre avis, la fin des « traquenards » pour éliminer des loups n’importe où et surtout près de leurs lieux de passages connus, nous ne saurions cautionner l’interprétation qui m’en a été faite au cours de la réunion.
Si un tir de prélèvement devait être autorisé dans le 06, notre association sera particulièrement vigilante sur les conditions d’application formellement prévues par le protocole et utilisera tous les moyens juridiques à sa disposition si ces tirs ne sont pas organisés à proximité des troupeaux attaqués.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes respects les plus profonds.
Le président - J F Darmstaedter |
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|  | | Yellowstone Louve Alpha

 Age : 20 Inscrit le : 27 Jan 2005 Messages : 844 Animal favori : loup
| Sujet: Re: Les loups en france Mar 4 Juil - 10:53 | |
| Le loup, toujours dans le collimateur des éleveurs et du ministère
Alors que la population de loups augmente en France, les éleveurs remettent en cause les dispositifs de protections des troupeaux. Le ministère de l’Ecologie quand à lui, commence à émettre, à juste titres de sérieux doutes sur l’efficacité du tir de 6 loups en 2006.
Face à la pression pastorale, le ministère de l’Ecologie, a décidé de reconduire le plan loup pour l’année 2006.
6 loups seront donc abattus pendant la saison, une manière de rassurer les vallées sans pour autant apporter de solutions. En plus, l’abattage coûte cher et du coté du ministère de l’Ecologie, certain ne cachent plus leur réserve quand à cette démarche. Selon Patrice Blanchet, un des représentants du ministère, «Ces méthodes de prélèvement sont lourdes et difficiles, elles sont de l’ordre de la satisfaction morale.» Pourtant c’est cette solution que préfèrent les éleveurs qui critiquent vivement les dispositifs de défense tels que le chien Patou où les enclos de nuit. Voilà pourquoi le plan loup 2006-2007 assoupli encore une fois le protocole de tir de l’animal protégé. Les éleveurs pourront désormais abattre le loup après deux attaques seulement et 7 jours d’effarouchement.
Aujourd’hui la population de loups en France avoisine la centaine et celle-ci semble vouloir croître encore ces prochaines années. Pourquoi les éleveurs refusent ils cohabiter avec le loup à l’instar de leurs homologues transalpins ? En Italie les populations de loups sont bien plus élevées encore mais comme ce dernier n’a jamais disparu des alpages italiens, la vie pastorale s’est organisée autour du loup qui fait partie intégrante du paysage rural. |
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