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 Les lachers d'ours dans les Pyrénées

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Yellowstone
Louve Alpha
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MessageSujet: Re: Les lachers d'ours dans les Pyrénées   Jeu 31 Aoû - 14:09

Autopsie de l’ours Palouma : accident mais analyses toxicologiques en cours

Communiqué du procureur de la république
Près le Tribunal de Grande Instance de Tarbes
28 août 2006


Les opérations d’autopsie du cadavre de l’ours découvert sur la commune de LOUDENVIELLE (65) au pied d’une barre rocheuse le 25 août 2006, ont été réalisées ce jour dans les locaux de l’école vétérinaire de Toulouse par Monsieur le Professeur DUCOS DE LAHITTE, requis dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours.

Ces opérations ont permis de constater de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique avec déchirures du diaphragme et de la paroi du cœur entraînant, selon l’expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l’animal.

Aucune trace de projectile ; aucun corps étranger n’a été retrouvé dans ce cadavre.

Les résultats de cet examen scientifique et les constatations faites sur les lieux de la découverte de l’ourse « Palouma » permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou 24 août 2006 est due à une chute verticale de l’animal.

Une analyse toxicologique des prélèvements réalisés est ordonnée ; les résultats en seront connus ultérieurement.

Dépêche AP, 28 août 2006

L’ourse Palouma, retrouvée morte vendredi soir au pied d’une barre rocheuse près de Loudenvielle (Hautes-Pyrénées), est morte mercredi ou jeudi d’une chute et ne porte aucune trace de balle, a annoncé lundi le procureur de la République de Tarbes Gérard Aldiger. Mais les premiers résultats de l’autopsie ne permettent pas d’affirmer définitivement que la mort de Palouma est accidentelle, des analyses toxicologiques étant toujours en cours, précise le communiqué du parquet.
Le parquet affirme que l’autopsie réalisée à l’école vétérinaire de Toulouse et les constatations faites sur les lieux de la découverte de l’ourse "permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou 24 août 2006 est due à une chute verticale de l’animal", rapporte le communiqué.
L’examen a conduit à "constater de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique avec déchirures du diaphragme et de la paroi du coeur entraînant, selon l’expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l’animal", rapporte le communiqué. "Aucune trace de projectile ; aucun corps étranger n’a été retrouvé dans ce cadavre." Les résultats des analyses toxicologiques en cours pourraient être connus d’ici deux semaines seulement, estimait le ministère de l’Ecologie, qui se refusait donc à parler d’accident.
"Nous restons très prudents car les éléments actuels ne nous permettent pas de dire avec certitude que Palouma est morte accidentellement", a renchérit Alain Reynes, le président de l’association "Pays de l’ours Adet", la plus importante association pro-ours, contacté par l’Associated Press. "Je préfère attendre le résultat des études toxicologiques ainsi que l’étude du collier qui devrait nous renseigner sur le trajet effectué par l’ourse entre le 16 août, la dernière fois où elle à été localisée, et sa mort."
Le cadavre avait été aperçu vendredi soir par des randonneurs au pied d’une barre rocheuse. Ils se sont rendus samedi matin à la gendarmerie de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) pour signaler leur découverte. Arrivée le 25 avril dernier à Burgalays (Haute-Garonne), Palouma était la première des cinq plantigrades slovènes lâchés dans les Pyrénées dans le cadre du programme de réintroduction. Elle avait été suivie de Franska le 28 avril, Hvala le 17 mai, Balou le 2 juin et Sarousse le 22 août. Les quatre autres ours slovènes sont tous localisés.
Après la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, tuée par un chasseur en novembre 2004, Serge Lepeltier, le ministre de l’Ecologie de l’époque, avait fait part de son intention d’introduire de nouveaux ours dans la chaîne montagneuse pour assurer la survie de l’espèce. Avant le printemps 2006, entre 14 et 18 ours vivaient dans les Pyrénées.

____________________________________________________________________

CAP - Ours demande le remplacement immédiat de l’ourse Palouma

Communiqué de CAP-Ours, 31 août 2006

CAP - Ours Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours
Pyrénées, Pays des Hommes, Pays des Ours

CAP-Ours demande le remplacement immédiat de l’ourse Palouma

L’ourse Palouma, lâchée le 25 avril 2006, a été retrouvée morte au pied d’une barre rocheuse, dans les Hautes-Pyrénées à 2100 mètres d’altitude. Il s’agirait d’un accident. Des examens plus approfondis doivent permettre d’en savoir davantage sur cette mort.

Palouma a été lâchée dans le cadre d’un plan de renforcement a minima de la population d’ours des Pyrénées reposant sur le lâcher de cinq individus en 2006 alors que tout les spécialistes s’accordaient à la nécessité de lâcher au moins onze ours sur l’ensemble de la chaîne. La perte de Palouma compromet donc très sérieusement cette opération.

Néanmoins, il est important de rappeler que les accidents, s’ils sont rares, existent tout de même chez l’ours brun, comme pour tout animal sauvage.
Les chutes représentent l’un des facteurs de mortalité naturelle les plus importants.

Prétendre, comme certains opposants, que cet accident démontre que l’ours d’origine slovène est peu adapté à nos montagnes n’a pas plus de sens que de dire que les isards ou les brebis qui succombent par milliers à des chutes n’auraient rien à faire en montagne.

Dans l’attente des conclusions de l’analyse toxicologique et de l’enquête menée par la gendarmerie, CAP-Ours demande donc que la décision de remplacer cette ourse soit prise le plus rapidement possible.

Les associations membres de CAP - Ours

Association pour la Cohabitation Pastorale (ACP), Action Nature, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne du département Pyrénées-Orientales (APAM 66), APATURA, Associations Départementales Pyrénéennes des Accompagnateurs en Montagne des départements Ariège et Haute Garonne (ADPAM Ariège et ADPAM Haute Garonne), Les Amis du Pic du Gar, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Les Amis de l’Ours en Pyrénées Centrales (AMOPYC), Association des Naturalistes Ariègeois (ANA), Association Nature Comminges (ANC), Association de Promotion des Initiatives des Habitants de Mijanès (APIHM), Collectif Ax 24 mars, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Connaissance de l’ours, FERUS (Groupe Loup France/ARTUS), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral - Groupe Ours Pyrénées (FIEP), France Nature Environnement (FNE), L’œil aux aguets, Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées (NMP), Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées centrales), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest-Béarn (SEPANSO), Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, Société Protectrice des Animaux (SPA), Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement (Uminate), Union Midi-Pyrénées Nature et Environnement - Hautes Pyrénées (Uminate 65), WWF France.

L’ensemble des associations nationales de protection de la nature et l’ensemble des associations pyrénéennes regroupées dans CAP-Ours ont décidé d’agir de concert pour la conservation de l’ours brun (Ursus arctos) dans les Pyrénées. Ces organisations représentent plusieurs dizaines de milliers d’adhérents. Créée en l’an 2000, la Coordination Associative Pyrénéenne pour l’Ours est composée d’associations de bergers, d’éleveurs, de comités d’habitants, de professionnels du tourisme ainsi que des associations de développement économique durable, de protection et d’éducation à la nature...
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MessageSujet: Re: Les lachers d'ours dans les Pyrénées   Jeu 7 Sep - 17:36

Tous les lâchers en vidéo : Cliquez ici
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Apasdeloup
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MessageSujet: Fin de l’instruction sur la mort de l’ourse Cannelle   Ven 27 Oct - 10:57

Fin de l’instruction sur la mort de l’ourse Cannelle



L’instruction sur la mort de l’ourse Cannelle, tuée par un chasseur en Vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) en novembre 2004, a été bouclée par le juge d’instruction de Pau Jean-Luc Puyo, a indiqué mardi à l’AFP l’avocat d’une des parties civiles.

La clôture de l’instruction a été notifiée aux parties lundi et celles-ci ont désormais 20 jours pour déposer des demandes d’actes supplémentaires, a précisé Me Jean-François Blanco, défenseur de deux associations environnementales dans ce dossier.

Le juge Puyo avait déjà notifié une première fois la clôture de l’instruction en décembre 2005, mais Me Blanco avait alors demandé plusieurs actes supplémentaires, ce qui avait été partiellement accepté reportant la date de clôture.

Me Blanco précise que, cette fois, il n’a pas "à priori" l’intention de demander de nouveaux actes. L’avocat soutient que les chasseurs qui ont organisé la partie de chasse au cours de laquelle Cannelle a été tuée, étaient parfaitement informés de la présence de l’ourse dans ce secteur.

"Si un non-lieu était rendu dans cette affaire, cela signifierait que l’ours n’est plus un animal protégé en France", commente l’avocat.

Le défenseur du chasseur, Me Thierry Sagardoytho soutient pour sa part que son client a agi en état de légitime défense, l’ourse Cannelle, qui se trouvait alors avec son ourson, ayant chargé à plusieurs reprises le chasseur.

Dernière ourse de souche purement pyrénéenne, Cannelle a été abattue par un chasseur le 1er nombre 2004 sur la commune d’Urdos (Pyrénées-Atlantiques). Cette mort avait provoqué une vague d’indignation en France et décidé le gouvernement à mettre en place un plan de "renforcement de la population d’ours bruns dans les Pyrénées". On estimait alors à moins de vingt le nombre d’ours dans le massif.

Au total cinq ours bruns d’origine slovène ont été introduits au printemps et à l’été 2006 en divers points des Pyrénées, mais aucun lâché n’a été effectué dans le Haut-Béarn, la zone où Cannelle vivait.

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"On reconnait le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux." Gandhi

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MessageSujet: Re: Les lachers d'ours dans les Pyrénées   Mar 31 Oct - 14:18

L’ourse slovène Sarousse bientôt déplacée en haute montagne

Sarousse, le dernier ours slovène lâché dans les Pyrénées, doit être prochainement capturé pour être relâché en haute montagne à distance des populations, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l’Ecologie qui a donné jeudi le feu vert à son déplacement.

"Sarousse se situe actuellement dans un massif forestier où la densité humaine est plus importante qu’en montagne. Nous avons reçu la consigne de la déplacer pour la remettre sur la haute chaîne", a expliqué vendredi à l’Associated Press Etienne Bubarry, membre de l’équipe technique ours à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Le plantigrade, qui s’est débarrassé le 10 septembre de son collier GPS, campe depuis début octobre dans le piémont ariégeois, à la recherche d’un territoire. Après avoir opéré de petits déplacements entre Gajan et Montjoie-en-Couserans, où elle était encore il y a trois jours, l’ourse slovène a été localisée mercredi à Camarade et jeudi à Durban-sur-Arize, deux communes de l’ouest ariégeois, situées à 7km à vol d’oiseau l’une de l’autre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Sarousse est finalement revenue à Camarade.

"Sarousse se déplace énormément. Depuis le 6 octobre, nous la suivons jour et nuit, 24h/24 en attendant qu’elle se stabilise. Nous espérons qu’elle le fera à Camarade, un territoire qu’elle connaît puisqu’elle y est déjà passée", a précisé M. Dubarry.

Les techniciens ont recours à deux techniques pour capturer l’ourse, "nécessitant d’anticiper ses déplacements". "La nuit nous essayons de l’appâter avec un collet à patte et le jour nous la suivons avec des fusils hypodermiques qui permettent une anesthésie directe", a ajouté Etienne Dubarry. C’est de cette façon que la mission ours avait également capturé et déplacé Balou après sa réintroduction cet été. Une fois attrapée, Sarousse sera relâchée en haute montagne dans une zone qui n’a pas été précisée.

L’ourse est l’un des cinq plantigrades réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Agée de sept ans et pesant 112kg, elle a été lâchée le 22 août sur la commune d’Arbas (Haute-Garonne).
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MessageSujet: Re: Les lachers d'ours dans les Pyrénées   Mar 7 Nov - 22:16

L’ourse Sarousse capturée et relâchée


Info Equipe Technique Ours

L’ourse Sarousse a été capturée pour être équipée d’un nouveau collier émetteur. Cette opération a été mise à profit pour relâcher l’animal au cœur des Pyrénées centrales pour qu’il puisse participer à la reproduction et augmenter ainsi les chances de maintien de la population d’ours des Pyrénées, conformément aux objectifs du plan de restauration.

L’ourse Sarousse a été capturée dans la nuit du 6 au 7 novembre 2006 sur la commune de Camarade dans le département de l’Ariège, pour être équipée d’un nouveau collier émetteur. Sarousse est la dernière femelle relâchée dans les Pyrénées dans le cadre de l’opération de renforcement de la population d’ours des Pyrénées. Après avoir été lâchée à Arbas en Haute-Garonne dans la nuit du 21 au 22 août 2006, Sarousse a effectué de grands déplacements exploratoires durant environ sept semaines. Depuis le 6 octobre, elle était localisée dans le piémont ariégeois au nord de Saint Girons.

Comme prévu dans le plan pour permettre un suivi scientifique fin, elle avait été équipée d’un double système : un collier muni d’un émetteur VHF (ondes radios) et d’un GPS transmettant les données recueillies par satellite via le réseau de téléphonie mobile, et un émetteur VHF intra-abdominal qui émet sur une fréquence différente de celle du collier.

Les émetteurs VHF permettent de repérer les déplacements de l’animal grâce à la télémétrie. Pour cela, un technicien se déplace sur le terrain, avec un récepteur et une antenne, et capte le signal. Le GPS, quant à lui, identifie la localisation de l’animal toutes les 3 heures et envoie un message sous forme de SMS via le réseau de téléphonie mobile toutes les 5 localisations, à condition toutefois que les deux exigences indispensables au bon fonctionnement du GPS soient réunies : 4 satellites, au moins, doivent être disponibles au moment où la localisation s’effectue et le réseau de téléphonie mobile doit couvrir la zone au moment de l’envoi du message. Si les satellites ne sont pas disponibles, il n’y a pas de localisation et en cas d’absence de réseau, le collier garde le SMS en mémoire pour le transmettre plus tard.

Le 11 septembre, la femelle Sarousse s’était débarrassée de son collier. L’équipement de Sarousse avec un nouveau collier permettra donc de faciliter son suivi.

La capture de l’animal, nécessaire au placement du collier, a été utilisée pour le déplacer. En effet, le maintien de Sarousse dans le secteur de piémont qu’elle occupait, secteur non fréquenté par les ours habituellement, ne lui garantissait pas la possibilité d’entrer en contact avec des mâles de la population pyrénéenne. Cette situation géographique pouvait ainsi nuire à sa reproduction, ce qui ne lui aurait pas permis de contribuer à améliorer la viabilité de la population ursine des Pyrénées. Sarousse, une fois équipée de son nouveau collier, a donc été relâchée le 7 novembre 2006 en zone de montagne, sur la commune de Marignac en Haute-Garonne.

La capture a été menée par l’office national de la chasse et de la faune sauvage.
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MessageSujet: Re: Les lachers d'ours dans les Pyrénées   Jeu 9 Nov - 18:18

Anti ours : Bonrepaux, jamais de repos


Une fois encore, des parlementaires (Bonrepaux, Bouvard etc, bref toujours les mêmes) ont attaqué avec virulence la faune sauvage et les prédateurs en particulier. FERUS a adressé cette lettre ouverte au ministre de l’Ecologie pour faire face aux nouvelles menaces qui pèsent notamment sur les ours.
8 novembre 2006

Citation :
Madame la Ministre,

Dans la séance du mardi 7 novembre de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, les députés ont une fois de plus montré les dents contre la faune sauvage. Ferus ne peut que se déclarer fort surpris des contradictions profondes qu’il relève à la lecture du compte-rendu.

Le rapporteur spécial Philippe Rouault a souligné que les attentes des Français en matière d’environnement étaient de plus en plus fortes. Il a exposé que les crédits de votre ministère, la mission « écologie et développement durable », bénéficieraient en 2007 d’un sérieux effort financier. Les crédits affectés à la biodiversité qui intéressent nos adhérents augmenteraient de 32% avec deux priorités, natura 2000 et les parcs nationaux qui croîtraient, eux, de 38%. Ce sont là d’excellentes nouvelles.

Mais la suite des débats de la commission ne laisse pas de nous troubler, car sur cinq pages de compte-rendu officiel plus de trois sont consacrées à des attaques virulentes de parlementaires contre la faune sauvage et notamment les prédateurs. Sujets qui nous passionnent, et qui apparemment ont davantage mobilisé les élus de la nation que l’eau, les pollutions, les risques ou le changement climatique.

Michel Bouvard a réclamé que les crédits de l’Agriculture ne prennent plus en charge les indemnisations des attaques du loup. Sans doute pour casser la dynamique positive qui s’est instaurée dans les Alpes et qui a conduit à une collaboration relativement satisfaisante entre vos services et ceux de l’Agriculture, pour le plus grand bénéfice des éleveurs.

Au passage il a de nouveau laissé entendre que vous aviez réintroduit des loups.

Augustin Bonrepaux ne nous a pas surpris en demandant la suppression de la quasi totalité des crédits affectés à la protection de l’ours (2,3 millions, soit en gros 4 centimes d’euro par Français...). Il a accumulé les contre-vérités dans l’exposé des moyens déployés pour suivre les ours (la France avec difficulté équipe une demi douzaine d’ours et deux ou trois loups avec des colliers émetteurs, alors que la Suède équuipe simultanément plus de cent ours, les Etats-Unis près de mille loups). Il a attaqué Pays de l’Ours ADET, qu’il accuse quasiment de détourner des fonds, mais s’est bien gardé d’évoquer l’IPHB de Jean Lassalle qui a été de loin le principal bénéficiaire de subventions au titre de l’ours alors que cet « institut » a sans cesse combattu le plantigrade. Naturellement il a demandé qu’on mette tous les ours dans un enclos grillagé. Et si nous avons bien lu il a fait de cette abrogation de crédits « ours » la SEULE condition posée par le groupe socialiste pour ne pas voter contre votre budget !

Charles de Courson a lui aussi déploré le coût annuel de chaque ours et de chaque loup (heureusement qu’il ne sait pas qu’il existe un programme de réintroduction de l’esturgeon, espèce qu’on ne voit quasiment plus en France depuis 1994, sauf les individus captifs, car le coût marginal d’un poisson devrait être colossal !). Il a évoqué les « ravages » des grues et des autres espèces protégées (l’an dernier il s’intéressait aux buses grasses qui piquaient sur le gibier comme des stukas). Son collègue Louis Giscard d’Estaing a regretté que les hérons demeurent protégés et bénéficient... de l’argent des chasseurs ( ?).

Finalement poussée par son président Pierre Méhaignerie et malgré les réserves du rapporteur la commission a réduit les crédits « ours » de un million d’euros.

FERUS vous demande tout d’abord de tout mettre en oeuvre pour rétablir, dans le projet de loi qui sera finalement adopté, l’intégralité des crédits consacrés à la biodiversité dont ceux qui sont prévus pour l’ours. Comme l’a dit M. Rouault, malgré les augmentations annoncées le programme « gestion des milieux et de la biodiversité » est encore insuffisamment doté.

Si ce rétablissement s’avérait impossible, FERUS vous demanderait alors de faire porter la suppression des crédits voulus par M. Bonrepaux sur le suivi des ours et donc sur l’information des maires et des éleveurs, tout comme sur la facilitation de la prévention des dégâts. Ce serait dans la logique de ce parlementaire qui condamne les moyens employés pour un tel suivi. Il faudrait consacrer l’argent qui resterait à indemniser les victimes et à relâcher de nouveaux ours, le coût de ces dernières opérations étant relativement modeste.

Plus largement FERUS espère que vous trouverez les voies d’un rapprochement avec la représentation nationale qui semble, en tout cas à travers ses expressions publiques, encore très décalée par rapport aux attentes du peuple français en matière de conservation des espèces sauvages. Ces menaces répétées contre des espèces protégées, populaires et en danger nous inquiètent profondément et nous laissent redouter le pire car nous rejoignons les parlementaires sur au moins un point, on ne gèrera pas durablement le territoire et la nature depuis les seuls bureaux parisiens.

Nous vous faisons confiance et vous prions de croire, madame la Ministre, en notre plus parfaite considération.

Jean-François Darmstaedter, président de FERUS
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